Infini du Quotidien
Art Capital, Grand Palais - Paris, 13/14/15.02.2026 - Salon des Indépendants
Infini du Quotidien
Cela avait été sous mes yeux pendant des années : après lavage à la main, mon verre et mon bol du petit déjeuner, posés mouillés, laissaient un dessin sur le plan de travail. Le remarquant le mardi 30 octobre 2012 à 08h07, je prenais une photo. Le lendemain à 08h10, une nouvelle photo marqua l’origine d'une série, Infini du Quotidien, jamais interrompue depuis.
Photo du 16 avril 2018 à 07h49
Ma démarche offre deux niveaux de lecture pour chacun de ses termes : prosaïque et conceptuel.
Pourquoi l’infini ?
Parce que ce dessin ressemble au signe mathématique le représentant : ∞.
Parce que ce signe s’inscrit d’une infinité de manières sous mes yeux, chaque jour un peu le même, chaque jour différent.
Parce qu’en matière de temps qui passe, l’infini c’est l’éternité, succession de matins jour après jour, et aussi la répétition à l’infini des mêmes gestes qui font naître ce signe.
Pourquoi quotidien ?
Parce que je prends ce signe en photo pratiquement chaque jour.
Parce que le quotidien c’est la routine de ces actes auxquels on ne prête généralement pas attention : des choses simples comme petit-déjeuner, laver un verre et un bol, les poser à côté de l’évier puis les reprendre pour les essuyer et les ranger. Et soudain être frappé par ce signe qui s’est dessiné et nous confronte au temps qui passe : la veille, le lendemain, le quotidien, infini…
L’infini du Quotidien.
Comme toute démarche de long-terme reposant sur la récurrence, Infini du Quotidien s’est affinée dans la durée et un protocole s’est imposé : tout d’abord la photo ne peut être prise que sur le plan de travail de mon domicile, conformément à la révélation. Ensuite, par étapes, d’autres critères se sont ajoutés, concernant l’heure, la photo et le signe :
L’heure : le matin à 10h00 maximum
La photo : sans objets dans le cadre, sans artefacts numériques
Le signe : exclusivement le verre et le bol du petit déjeuner
Les photos prises avant ces étapes et ne respectant pas le protocole sont donc écartées ; les nouvelles photos ne sont prises que dans les conditions du protocole et vérifiées ultérieurement pour être sélectionnées ou non. Cela donne quelques 2 200 Infini du Quotidien sur plus de 3 200 photos, dont voici un aperçu total :
De ce fait, en fonction du hasard de la vie, certaines dates manquent quand d’autres sont présentes sur plusieurs années. En conséquence vous ne trouverez pas toujours votre date fétiche, ou la trouverez plusieurs fois. Exemple avec le mois de février :
Autre règle : pas de traitement (lumière, couleur…), la seule modification concerne les photos en lumière artificielle qui sont retournées à 180°, étant prises dos à la fenêtre pour être face au luminaire. Les différentes couleurs sont ainsi uniquement dues aux traitements informatiques de l’appareil photo (qui changent pour les photos en lumière artificielle début 2018 suite à une mise à jour du firmeware : la teinte devient bronze ou or).
Dernier élément notable : selon l’heure et la saison, et donc la position du soleil, pour les photos prises en lumière naturelle, les montants de la fenêtre peuvent marquer la photo de leurs ombres.
Par ailleurs si le bas gauche de la photo est trop clair, la datation est alors en noir au lieu de blanc.
Chaque tirage est unique : impression directe sur bidond 3 mm au format 18x24 cm, vendu 90 euros (hors frais).
Ci-dessous le fichier des dates existantes au 28/09/2025 (en rouge les tirages déjà effectués, encadrés ceux exposés à Art Capital 2026).
Pour vérifier les disponibilités ou commander un tirage, écrivez-moi à idq (@ galm.fr) en précisant votre demande (date précise, date anniversaire, autres critères…).